When the “Leader–Follower” Experience Opens an Inner Space: The Living Lesson of Abbé Émile NDAYIZIGIYE
On the second day of the Regional Workshop on Peace and Social Cohesion, held
On the second day of the Regional Workshop on Peace and Social Cohesion, held at the Intercultural Center Oasis of Peace and Reconciliation, participants from Burundi, Rwanda, and the Democratic Republic of Congo experienced an extraordinary morning.
A morning in which learning did not take the form of an academic lecture… but rather that of a physical, relational, and deeply human experience.
Retour sur le discours de Mgr. Emmanuel Ntakirutimana, Évêque de Bubanza et Président de la CEJP
Il arrive parfois que des discours passent vite, portés par le rythme d’un atelier, la densité des interventions, l’urgence des échanges. Pourtant certains méritent qu’on s’y arrête, qu’on les relise à froid, parce qu’ils portent à la fois une mémoire, une conviction et une direction. Celui prononcé par Mgr. Emmanuel Ntakirutimana lors de l’ouverture de l’Atelier Régional sur la Paix et la Cohésion Sociale en est un.
Aujourd’hui, au Centre Interculturel National Oasis de Paix et de Réconciliation de CINOPR, un souffle neuf traverse la Région des Grands Lacs.
Un souffle doux et fort à la fois — celui d’une génération qui refuse la résignation et choisit la construction.
Dans une région marquée par des crises qui n’en finissent pas de peser sur les populations, l’Association des Conférences Épiscopales de l’Afrique Centrale (ACEAC) a ouvert ce mardi 26 novembre 2025 un forum d’experts consacré à l’actualisation de l’analyse de la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs.
La salle était attentive.
Monsieur l’Abbé Valence NIYIRAGIRA, prêtre rwandais, avançait calmement, un graphique à la main. Pas seulement une frise chronologique : une mémoire vivante.
La mémoire de nos peuples.
Il nous a parlé d’un concept essentiel :
la mémoire générationnelle.
Comment les blessures d’hier deviennent les peurs d’aujourd’hui.
Comment les récits chuchotés dans les familles se transforment en méfiances durables.
Comment les jeunes portent — parfois sans le savoir — des histoires qu’ils n’ont jamais vécues.
L’après-midi du deuxième jour de l’Atelier régional sur la Paix et la Cohésion Sociale a marqué un tournant décisif. Après deux jours d’écoute, d’apprentissage et de dialogue, les participants ont été invités à franchir une étape supplémentaire : passer de la parole partagée à l’action pensée ensemble.
Au deuxième jour de l’Atelier Régional sur la Paix et la Cohésion sociale, animé au Centre Interculturel Oasis de Paix et de Réconciliation, les participants venus du Burundi, du Rwanda et de la RD Congo ont vécu une matinée hors du commun.
Une matinée où l’apprentissage n’a pas pris la forme d’un discours académique… mais celle d’une expérience physique, relationnelle et profondément humaine.